lautrement de FREDO MINABLO (installez-vous, il y a encore de la place)

 
Mardi 11 octobre 2005

Dans un pays que l’homme ne connaît pas

Vivait une chimère, moitié cheval moitié papillon.

Survint un bûcheron venu là en désordre

Pour un drôle de travail.

Dans le ciel, ce jour-là, le soleil des heures brèves

S’élevait en fruit vert au début de sa course.

L’odeur de chaussure de Pierre, premier homme à cheminer là,

Se répandit en marée.

L’ornithorynque indien se tapa sur le ventre et prévint la forêt :

S’il était un chasseur, il rentrerait bredouille.

Seul demeura, sous les ramées des arbres séculiers,

Notre hippopapillon.

Il attendait, ainsi qu’en une basilique

Que vienne jusqu’à lui des allées d’arbres verts

L’homme viride au regard prune sans voiture ni revolver.

La rencontre se fit sous le calicot bleu imprimé d’encre brune

De café léger qui signalait que l’homme ne s’était pas égaré :

-Je suis ici pour rencontrer l’Etre-fou.

-Tu ne t’es pas trompé globule de la soupe d’en bas

C’est ici, je suis celui que tu cherchais.

Pierre sortit alors de sa gibecière un cahier rustique en écorce.

-Père des rêves neufs et du délire,

Je te prie là d’inscrire l’empreinte de ton auguste sabot.

 

L’Etre-fou le toisa, remua ses antennes :

-Mais tu n’es rien qu’un homme et pourquoi te marquerais-je de mon sceau ?

-Pour porter le chaos des idées modernes chez les frileux d’en bas.

-Tu frappes les arbres jusqu’à présent et ça ne te suffit plus ?

Tu veux frapper les esprits des hommes.

Prends bien garde qu’ils ne t’abattent à leur tour,

Un homme, ça se laisse moins faire qu’un arbre.

-Je le sais, mère de la folie et de l’invention,

Mais c’est un prix que je suis prêt à payer

Pour l’amour de l’espèce minable dont je suis bien le digne représentant.

-Ainsi sera-t-il fait pour nous divertir de tes aventures...

Et tu ne pourras pas me reprocher de ne pas t’avoir mis en garde.

Et l’hippopapillon imprima son sabot dans le cahier d’écorce.

A son retour, le bûcheron bizarre trouve au seuil de sa maison

L’attendant sa mégère de femme :

-C’est à c’t’heure-ci que tu rentres ! T’as fait les courses au moins ?

-Oui, répond le bûcheron ravi, j’ai pris le pain !

Et sort de sa chemise et pose sur la table

Une pierre bien cuite à l’odeur de sésame.

par Frédo Minablo publié dans : Histoire de Pierre
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Commentaires

J'ai du selectionner le texte et faire un copier/coller pour le lire. Couleur de fond et couleur d'écriture le rende invisible !!!
commentaire n° : 1 posté par : LARCHANGE (site web) le: 11/10/2005 10:48:58
un petit coucou ( dodo )
commentaire n° : 2 posté par : dodo (site web) le: 11/10/2005 12:35:12
Bonjour Frédo et merci pour ce conte. J'ai cependant eu beaucoup de mal à le lire car la police est trop petite. Bisou et bonne journée
commentaire n° : 3 posté par : Moyra (site web) le: 11/10/2005 15:01:46
Super, bravo
commentaire n° : 4 posté par : Sonia (site web) le: 11/10/2005 18:22:13
J'avais pas vu l'entête, carrément excellent
commentaire n° : 5 posté par : Sonia (site web) le: 11/10/2005 19:09:21
Merci pr ts tes coms !!
tn blog est vrmt sympas :)
Bonne continuation !!!
commentaire n° : 6 posté par : Elsa (site web) le: 11/10/2005 19:49:07
trés joli blog j adore je repasserais voir gros bisous fédo
commentaire n° : 7 posté par : coeur51 (site web) le: 11/10/2005 23:30:35
Merci pour la modif! Signé: la bigleuse ;D
commentaire n° : 8 posté par : Moyra (site web) le: 12/10/2005 19:51:51
J'ai beaucoup aimé ce conte très surréaliste, j'adore ce type de récit ! Si ça t'intéresse, je te conseille le site de Smoky-Taler...
commentaire n° : 9 posté par : Baldwulf (site web) le: 16/10/2005 22:59:47

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