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Lundi 23 janvier 2006
Au fond du cendrier portugais les fleurs ternies disparaissent.
Un velours gris masque les formes du coeur douloureux à battre deux fois trop fort pour un seul. 
Que sont devenues les couleurs des marchés de Lisbonne ?
Maintenant la neige est si blanche et si brillante, et si épaisse et si froide.
Pour un peu tu la croirais permanente ! 
Tandis qu'ici les souvenirs s'étiolent sous la poudreuse infime, sale et sèche du cendrier portugais.
Par Frédo Minablo - Publié dans : textes nus
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