
Un bon moment de rire et d'émotion passé en compagnie de ce clown tragi-comique, Roberto Bénigni et de sa compagne Nicoletta Braschi, Le Tigre et la Neige, c'est le rire et les larmes, la réalité et la poésie, l'horreur et le burlesque, et aussi une belle histoire d'amour qui réserve une surprise à la fin. Allez-y vous ne serez pas déçu.
Devine qui vient dîner ce soir...
Papa Noël a une drôle d'allure cette année, pas vrai ?
Vous trouvez que je ne fais pas l'affaire pour la fête ?
Pourtant moi aussi je peux être un joyeux drille...
Youpla boum tagada !
When I began I was full of altruistic dreams,
believed in princes and princesses, kings and queens -
now I find they're all human inside,
all bitterness and pride,
so why shouldn't I be like that too?
It seems that I've forgotten all I tried so hard to learn;
it seems there's not an ounce of love or trust
anywhere in the world.
Friends - they're all harbouring knives
to embed in your back out of revenge, or spite,
or indifference, or lack of other things to do -
in the end just who's going to be a friend for you
when they kick you in the guts just as your hand holds out the pearl?
It seems that there is nothing left but
hatred and lust in the world.
I don't give a damn anymore - I've only wound up betrayed.
It's all been absolutely worthless -
all the efforts I've made to be gentle and kind
are repaid with contempt,
degraded by sympathy and worthless kindness
and love that isn't meant.
I'm through with joy and company, I've done with pretty words,
betrayed - there's no hiding-place
anywhere in the world.
I've nothing left to fight for except making my passion heard -
I don't believe in anything
anywhere in the world.
(Extrait de : OVER de Peter Hammill)

Le voilà, venu de nulle part alors que la brume hivernale est balayée par un vent propice faisant apparaître le village du crime. Il croit encore en une justice en ce monde, il croit en sa fonction d'enquêteur, quand chassant le coupable il ne sait pas encore qu'il sera la proie du néant.
Source : http://www.astrosurf.org/lombry/accidents-nucleaires-militaires3.htm
Irradiés pour la France
Penchons-nous un instant sur des événements qui touchent encore des centaines de personnes dans leurs chairs aujourd'hui. Le Gouvernement français est très lâche en matière d'accidents nucléaires et ne semble pas encore avoir tiré toutes les leçons du passé.
Commençons au début de l'histoire. Pierre Messmer fut Ministre des Armées entre 1960-69, à l'époque où la France procéda à son tour à ses premiers essais nucléaires dans le Sahara algérien (bombes au plutonium et à uranium). Au cours d'une émission sur la chaîne FR3 diffusée le 3 décembre 2004, suite aux premières actions en justice conduites par des vicitimes, Pierre Messmer osait prétendre qu'il avait été "très irradié... personne n'a été plus irradié que moi" osait-il dire sur la chaîne française. Que s'était-il exactement passé ?
Après l'accident du 25 avril 1961 (gerboise verte, ~5 kT qui eut lieu quelques jours après le "putsch des généraux") qui contamina 195 soldats lors d'un tir nucléaire en atmosphère dont la bombe n'explosa pas conformément aux directives, la France décida d'effectuer dorénavant ses tirs atomiques dans des galleries souterraines creusées dans les montagnes du désert du Hoggar, notamment à In Ecker près de Reggane, dans le Sud-Ouest Algérien. C'était une bonne manière d'éviter toute contamination de l'environnement car toute la poussière dégagée au cours de l'explosion ainsi que les gaz radioactifs étaient ainsi confinés dans le cône d'éboullis formé à l'intérieur de la chambre après l'explosion et devaient se fixer dans les roches, du moins en théorie.
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Le 1 mai 1962, suite au tir Béryl (~30 kT) dans une gallerie, ainsi qu'on le voit à droite la montagne s'écroula et libéra un nuage radioactif dans l'atmosphère ! Pierre Messmer et Gaston Palewski, Ministre de la Recherche scientifique étaient venus assister à l'essai et durent être décontaminés. Mais à ce que je sache, ni l'un ni l'autre n'ont jamais été hospitalisés en chambre stérile comme au moins 17 autres victimes qui ont fini par mourir de leucémie ! Pierre Messmer et les autres responsables portaient par ailleurs tous une combinaison et un masque anti-gaz ! Selon un rapport de l'OPECST publié en 2001 par C. Bataille et H. Révol, comme 1662 autres victimes, on peut estimer que monsieur Messmer fut exposé à une dose inférieure à 5 mSv, deux fois la dose annuelle de radioactivité naturelle, alors que les soldats les plus exposés subirent de 200 à 600 mSv, sachant qu'à partir de 500 mSv on observe une altération de la formule sanguine. Monsieur Messner est même "fier de l'action de la France" et ne regrette rien avoua-t-il cyniquement devant les caméras. Dans son esprit, les "dégâts collatéraux" comme il les appelle (les victimes irradiées) faisaient partie des risques. Quand on lui parle de dédommager les victimes, forcé de répondre c'est à peine s'il avoue vouloir examiner les "quelques cas" de malades allégués (ils sont des dizaines, voir plus bas !)... Mais mon cher monsieur, en tant qu'ancien Ministre des Armées et docteur en droit vous devriez savoir mieux que quiconque que nous n'appliquons plus la loi de la guerre en France depuis 1945... Une telle négligence est un délit punissable par la loi ! De plus la Convention de Genève des Droits de l'Homme interdit de polluer l'environnement. Seriez-vous au-dessus des lois ou non concerné par les principes éthiques ? |
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Le 25 avril 1961 à Reggane, en Algérie, une bombe atomique explose mal et aucun résultat ne peut en être tiré. Toutefois 195 soldats furent irradiés dont une dizaine mourront contaminés. Devant cette catastrophe, en accord avec Paris l'Etat-Major décida que ce serait le dernier tir en atmosphère et qu'il procédera dorénavant à des tirs en gallerie souterraine. Un an plus tard, au cours du tir Béryl du 1 mai 1962 (ci-dessus), l'explosion atomique souterraine provoqua l'écroula d'une montagne et libéra un nuage radioactif dans l'atmosphère. Pas mieux... Au tir souterrain suivant (Emeraude, 18 mars 1963, 10 kT) de la radioactivité fut également libérée dans l'atmosphère. Encore raté ! A ce demander si les ingénieurs étaient compétents... |
Les responsables en place à l'époque reconnaissent qu'il y eu des incidents et des accidents avec de fortes doses de radiations en Algérie. Malheureusement aucun scientifique ou politique ne veut reconnaître qu'il y a un lien de cause à effet entre les victimes de cancer ayant travaillé en Algérie et les expériences nucléaires !
A leur intention je me permets de leur rappeler quelques chiffres. S'ils ne disent sans doute pas grand chose à monsieur Messmer, les experts apprécieront. Les quatre essais atmosphériques effectués en Algérie ont contaminé 240 personnes qui reçurent une dose inférieure à 5 mSv. 6 soldats reçurent des doses comprises entre 50 et 100 mSv.
Au cours du tir Béryl "souterrain", 12 soldats auraient reçu des doses de 200 à 600 mSv, 37 soldats des doses de 100 à 200 mSv, 50 soldats des doses de 50 à 100 mSv, 224 soldats des doses de 5 à 50 mSv et 1662 personnes des doses inférieures à 5 mSv.
Au total les tirs souterrains auraient engendrer chez 581 personnes des doses supérieures à 5 mSv, dont près de la moitié imputable au seul tir Béryl. Selon les rapports officiels "l’éloignement des zones de tir était suffisant pour garantir un impact négligeable sur les populations locales". Cette conclusion est fausse car le nuage radioactif de l'accident Béryl atteignit 2600m d'altitude et fut suivi sur une distance d'au moins 600 km. Pour conservir la mémoire de ces incidents, quelques associations se chargent aujourd'hui de rassembler ces "faisceaux d'indices probants", dont AVEN.
Dans l'ensemble, 24000 personnes ont travaillé à Reggane durant 5 ans dont 8000 soldats qui participèrent aux tirs, faisant exploser 16 bombes nucléaires d'une puissance de 1 à 127 kT dont plusieurs au plutonium mais qui ont raté, libérant un nuage toxique dans l'air. Neuf personnes ont été officiellement irradiées. Or l'hôpital parisien qui les soigna plaça 17 personnes en chambre stérile en 1962, c'est-à-dire vraisemblablement tous les soldats ayant été exposé à une dose supérieur à 200 mSv. Toutes sont rentrées en France blafardes, amaigries et sont décédées entre 30 et 40 ans d'un cancer de la moelle osseuse... D'autres militaires ont été mis en pension anticipée ou sont devenus stériles à 32 ans ! Ces victimes là, monsieur Messmer ainsi que Gouvernement français les ignorent jusqu'à présent comme ils ignorent toutes les victimes autochtones qui furent contaminées dans une zone de 80 km de rayon environ autour de Reggane. Est-il si normal de mourir irradié en France pour que le Gouvernement ignore à ce point leur état de détresse ? La vérité doit éclater devant les tribunaux !
Notons que depuis 2003, la loi française exige que toute personne ayant été exposée à une dose de rayonnement ionisant d'au moins 100 mSv en quelques heures soit écartée des zones à risque durant 2 ans.
Comme le disait une victime de Reggane aujourd'hui retraitée : "j'étais à Reggane en 62 à la section tranport pour les transmissions. Par rapport à tout ce que j'ai vu et ce que l'on sait maintenant je trouve que l'on s'est bien foutu de notre gueule, petits soldat de deuxième classe". Il y a en effet de quoi avoir de l'amertume envers la France.
Rappelons également dans un autre cadre qu'aujourd'hui (2005) l'Algérie sert encore de vide-ordure à la France. Des ingénieurs en environnement retraitant les déchets "ménagers" peuvent témoigner que des conteneurs de déchets toxiques arrivent en Algérie où ils sont enfouis sous la dénomination de... matière première ! Des scrupules ? Monsieur Chirac ne connaît pas ce mot ! Quant aux autorités algériennes, on sait que l'argent n'a pas d'odeur.







