Tout rire. Tout fleur. Ma fleur, tu es venue le jour de la remise des prix.
Les bandeaux de couleurs accrochés aux fenêtres, les guirlandes au-dessus de la cour, les lampions sous le préau donnaient à la petite école des airs de kermesse. J'étais parti depuis le matin pour aider à la mise en place avec Madame Mainfroid, la belle maîtresse qui plus tard s'envolerait faire la classe en Australie derrière un micro. C'était sa dernière année en France. Elle nous avait expliqué son travail là-bas, dans un pays si grand que les maisons sont trop éloignées pour implanter une école. J'étais fier de notre décoration. On s'était donné du mal avec Garrel et Legendre pour faire tenir la grosse libellule entre les poutres du préau. L'heure approchait de l'arrivée des premiers parents. Madame Mainfroid nous a distribué des barres chocolatées, des pains briochés, avec le jus de fruit Joker ("Joker c'est pas mauvais") : un festin. Legendre, qui avait de la stratégie gastronomique, son enbompoint seul en eût donné la preuve, se réservait pour plus tard sachant que les mères ne manqueraient pas d'apporter des gâteaux fait-main. A 14 heures, j'ai pensé que tu ne serais plus longue à venir. Tu n'étais pas du genre à te pointer en retard, j'avais hâte de te voir et en même temps j'appréhendais la réaction des autres.
A 15 heures les premières joutes commençaient dans la cour sous l'égide de monsieur Guénard, le sévère professeur de gymnastique, on entendait plus souvent le siffet que le son de sa voix. Je passais le temps entre-deux à regarder la course des petits et la porte du préau. Inquiet un peu de ne pas te voir apparaître, je commençais à regretter de ne pas être passé te chercher.
Il fallait que je me prépare à mon tour pour les épreuves suivantes. Je faisais parti de l'équipe rouge dans la course de relais des grands. J'avais un peu mal au ventre, chocolat et brioche avalés trop hâtivement ou le vide à ne pas te voir arriver comme prévu. Je passais au vestiaire pour enfiler le short et le maillot.
A mon retour, la cour, les espaces verts, la grande ballustrade qui mène aux grandes classe, tout était en mouvement et toujours rien de toi. Coup de sifflet de monsieur Guénard, et le relais des grands débute avec un tour de course et un grimpé de corde accrochée sous le préau. Je pars assez bien, je cours comme Garrel les coudes le long du corps en battant l'air de mes avant-bras, j'expire bien fort pour ne pas m'essouffler, j'arrive au bas de la corde en seconde position, je saute au plus haut, serre les jambes, croise les pieds et tire de toutes mes forces, Han ! Han !
Je voyais se balancer au dessus la grosse libellule verte et or. Il fallait aller toucher la poutrelle et seulement alors redescendre. Je grimpai plus vite que Pariente, je gagnai du terrain. Le temps de frapper du plat de la main, je baisse la tête et m'apprête à redescendre en glissade, et là, dans l'encadrement de la porte, tu me regardes en souriant.
Je suis descendu, pfuit! Et plus question de course ni d'épreuve. J'ai été tout droit à ton fauteuil, je t'ai embrassée et j'ai accroché à la roue la guirlande rouge que j'avais gardée dans ma poche. Legendre la main tendue au bas de la corde criait : "Le relais ! Le relais !..."
Les bandeaux de couleurs accrochés aux fenêtres, les guirlandes au-dessus de la cour, les lampions sous le préau donnaient à la petite école des airs de kermesse. J'étais parti depuis le matin pour aider à la mise en place avec Madame Mainfroid, la belle maîtresse qui plus tard s'envolerait faire la classe en Australie derrière un micro. C'était sa dernière année en France. Elle nous avait expliqué son travail là-bas, dans un pays si grand que les maisons sont trop éloignées pour implanter une école. J'étais fier de notre décoration. On s'était donné du mal avec Garrel et Legendre pour faire tenir la grosse libellule entre les poutres du préau. L'heure approchait de l'arrivée des premiers parents. Madame Mainfroid nous a distribué des barres chocolatées, des pains briochés, avec le jus de fruit Joker ("Joker c'est pas mauvais") : un festin. Legendre, qui avait de la stratégie gastronomique, son enbompoint seul en eût donné la preuve, se réservait pour plus tard sachant que les mères ne manqueraient pas d'apporter des gâteaux fait-main. A 14 heures, j'ai pensé que tu ne serais plus longue à venir. Tu n'étais pas du genre à te pointer en retard, j'avais hâte de te voir et en même temps j'appréhendais la réaction des autres.
A 15 heures les premières joutes commençaient dans la cour sous l'égide de monsieur Guénard, le sévère professeur de gymnastique, on entendait plus souvent le siffet que le son de sa voix. Je passais le temps entre-deux à regarder la course des petits et la porte du préau. Inquiet un peu de ne pas te voir apparaître, je commençais à regretter de ne pas être passé te chercher.
Il fallait que je me prépare à mon tour pour les épreuves suivantes. Je faisais parti de l'équipe rouge dans la course de relais des grands. J'avais un peu mal au ventre, chocolat et brioche avalés trop hâtivement ou le vide à ne pas te voir arriver comme prévu. Je passais au vestiaire pour enfiler le short et le maillot.
A mon retour, la cour, les espaces verts, la grande ballustrade qui mène aux grandes classe, tout était en mouvement et toujours rien de toi. Coup de sifflet de monsieur Guénard, et le relais des grands débute avec un tour de course et un grimpé de corde accrochée sous le préau. Je pars assez bien, je cours comme Garrel les coudes le long du corps en battant l'air de mes avant-bras, j'expire bien fort pour ne pas m'essouffler, j'arrive au bas de la corde en seconde position, je saute au plus haut, serre les jambes, croise les pieds et tire de toutes mes forces, Han ! Han !
Je voyais se balancer au dessus la grosse libellule verte et or. Il fallait aller toucher la poutrelle et seulement alors redescendre. Je grimpai plus vite que Pariente, je gagnai du terrain. Le temps de frapper du plat de la main, je baisse la tête et m'apprête à redescendre en glissade, et là, dans l'encadrement de la porte, tu me regardes en souriant.
Je suis descendu, pfuit! Et plus question de course ni d'épreuve. J'ai été tout droit à ton fauteuil, je t'ai embrassée et j'ai accroché à la roue la guirlande rouge que j'avais gardée dans ma poche. Legendre la main tendue au bas de la corde criait : "Le relais ! Le relais !..."
par Frédo Minablo
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textes nus

Port du casque obligatoire
par Frédo Minablo
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cinématographie
Gros problème de bécane ce soir :(
Je pianote sur un vieux crin-crin ressorti de la cave, une lettre à la seconde...
Je vais voir demain ce qui est possible mais ne soyez pas surpris de mon absence.
A bientôt.
par Frédo Minablo
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textes nus

Encore un problème de mauvaise haleine, vous croyez ?
par Frédo Minablo
publié dans :
cinématographie
Un lapinou qui s'ennuie


par Frédo Minablo
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Photos






