lautrement de FREDO MINABLO (installez-vous, il y a encore de la place)

 
Samedi 1 octobre 2005

Pour aujourd'hui un poème sur la mémoire de Jules Supervielle, très beau je trouve, qu'en pensez-vous ?

Mais avec tant d'oubli comment faire une rose,
Avec tant de départ comment faire un retour,
Mille oiseaux qui s'en vont n'en font un qui se pose
Et tant d'obscurité simule mal le jour.

Ecoutez, rapprochez-moi cette pauvre joue,
Sans crainte libèrez l'aile de votre coeur,
Et que dans l'ombre enfin notre mémoire joue
Nous redonnant le monde aux actives couleurs

Le chêne redevient arbre et les ombres, plaine
Et voici donc ce lac sous nos yeux agrandis
Que jusqu'à l'horizon la terre se souvienne
Et renaisse pour ceux qui s'en croyaient bannis.

Mémoire, soeur obscure et que je vois de face
Autant que le permet une image qui passe...

La ponctuation n'est pas certaine, je l'écris... de mémoire :-)

par Frédo Minablo publié dans : textes nus
Vendredi 30 septembre 2005


"Votre beau discours, mon coeur n'est pas las de l'entendre".

par Frédo Minablo publié dans : cinématographie
Jeudi 29 septembre 2005

Il fait peur mon orphéoniste,
La marche dans tes pas lègers supporte à chaque pas le poids mort de la terre.
Chante, mon Hérault, que la musique au moins allège mon fardeau.
L'obscurité porte ton chant comme un flambeau, mais le silence est aux aguets
N'arrête pas
Et si la poèsie est un cri ravivant les mondes à l'agonie
Enonce le nom de toute chose que leur souvenir me revienne
Le fond de la terre, ce lit commun à tous, est un abri si tranquille.
Chante mon guide de l'au-delà, n'interromps pas le trajet souterrain
Ici l'immobilité est un refuge tentant
Rien ni personne en travers de la route que l'opacité des ténèbres tendres et dociles
Seul un chant de puissance et d'amour peut inverser le cours de mon destin
Le suintement des roches s'écoule à ton chant, salvateur médecin des entrailles du dragon terrestre
Oh ! L'humidité au bord de la poussière des millénaires, l'émotion du vif contre la tempérance de l'oubli !
Dis, combien le coeur aspire au sang, combien la narine aspire l'air, combien Orphée aime Eurydice
Oh ! Ce qui coule de l'intèrieur de la terre, plus fluide encore maintenant, c'est ton chant qui l'a fait jaillir
Ne cesse pas, puisatier mon poète
Rien ne voit
Quelque chose comme des yeux inutiles pousse du dedans
Charme-les, mon invisible, sans frapper leur envie de sommeil
Eclaire au-devant la route, merveilles oubliées dans la tombe
Ah ton chant, mon aimé, a fait trembler la terre, et ce torrent qui force la densité terrible de la nuit, ce sont
Mes larmes
Mon amant, je te vois, je te suis, je suis, je reviens par toi à la vie, je revis.
Ne t'interromps pas mon souci...
C'était si tranquille là-bas derrière.

par Frédo Minablo publié dans : textes nus
Jeudi 29 septembre 2005

Les paquets de rêves qui partent en fumée nuisent gravement à la santé mentale.
par Frédo Minablo publié dans : cinématographie
Mercredi 28 septembre 2005


Pas vraiment, non. Je vois tout à l'envers. C'est normal docteur ?

par Frédo Minablo publié dans : cinématographie
 
 
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus