Bienvenue au blogorama !
Je souhaite que vous soyez à votre tour inspiré(e), et je serai heureux de lire vos commentaires.

"Je suis un bon à rien", avait-il dit presque trop fier de lui pour y croire... Qui lui avait dit ça ? Il s'en était fait un blason pour parer sa blessure. Après, il était tombé, amortissant sa chute avec les branches auxquelles il se raccrochait au passage. Le type assis dans son fauteuil répétait à qui voulait l'entendre : "Cessons de dire des bêtises !". Mais lui, la tête carapaçonnée d'impuissance, ne voulait pas entendre.


C'est un début. Je suis content, il y a un commentaire amical, je ne m'y attendais pas, je croyais qu'il n'y aurait d'autre recours que de me commenter moi-même, un peu schizo, pas trop : j'avais pris de la distance (voir le commentaire des premières lignes).
J'ai essayé de cliquer pour voir le site web de mon sympathique commentateur au pseudo de circonstance : "moi"... Le lien ne mène nulle part, peut-être je suis somnambule et c'est bien moi qui suis venu me répondre en dormant...
Je ne sais pas pour vous, mais, en ce qui me concerne, pour ce premier pas dans la bloguerie, je me fais l'impression d'être un analpha-bête entrant à l'académie sans fraises à sucrer. De quoi se donner un sacré coup de jeune...
Et dire, que ces mots lachés au hasard sont sensés résister à une catastrophe nucléaire... J'imagine un archéologue du futur classant à la lecture ces premières lignes dans la rubrique "néophyto blogens".
Cher ami archéologue, dans quel monde vis-tu ?
Moi, j'ai vu le jour au XXème siècle, ces mots je les écris le 22 septembre 2005, c'est une époque tourmentée, on a peur le plus souvent, de demain, de son voisin, du chômage, de la pollution, des maladies de l'âme, d'être au bord de la crise, de ne plus trouver d'énergie, le climat change, on dirait que les catastrophes naturelles sont de plus en plus nombreuses, raz-de-marée, cyclones, tremblements de terre. La sécheresse, les famines, les inondations, l'obésité coïncident .
Tu dois trouver ça bien archaïque, nous sommes encore à l'ère du fer et du pétrole, le matérialisme a permis une avancée magistrale au détriment de la spiritualité, l'arbre dégarni dont les racines percent le bitume, mais les feuilles les plus élevées sont invisibles et les fruits qui en tombent sont amers et empoisonnés.
Je crois que personne n'a de solution, et sans doute parce que la solution c'est tout le monde, mais comment faire sans connaître d'abord l'interdépendance et cet apprentissage est fait de souffrances et de renoncements.






