lautrement de FREDO MINABLO (installez-vous, il y a encore de la place)

 

Bienvenue au blogorama !

 

 

Vous trouverez ici des captures de films sous-titrés et quelques mots selon mon inspiration.
Je souhaite que vous soyez à votre tour inspiré(e), et je serai heureux de lire vos commentaires.


Lundi 24 octobre 2005

Conte Persan cité par Henri Gougaud dans L’Arbre d’amour et de sagesse.

 

 

 

Il était une fois un vieux fleuve perdu dans les sables du désert. Il était descendu d’une haute montagne qui se confondait maintenant avec le bleu du ciel. Il se souvenait avoir traversé des forêts, des plaines, des villes, vivace, bondissant, puis large, fier et noble. Quel mauvais sort l’avait conduit à s’enliser parmi les dunes basses où n’était plus aucun chemin ? Où aller désormais, et comment franchir ces espaces brûlés qui semblaient infinis ? Il l’ignorait et se désespérait.

 

 

Or, comme il perdait courage à s’efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :

-         Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.

Il répondit qu’il ne savait  pas voler, comme faisait le vent.

-         Fais donc confiance aux brises, aux grands souffles qui vont, dit encore la voix. Laisse-toi absorber et emporter au loin.

Faire confiance à l’air hasardeux, impalpable ? Il ne pouvait accepter cela. Il répondit qu’il était un terrien, qu’il avait toujours poussé ses cascades, ses vagues, ses courants dans le monde solide, que c’était là sa vie, et qu’il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route vers des horizons sans cesse renouvelés. Alors la voix lui dit (ce n’était qu’un murmure) :

-         La vie est faite de métamorphoses. Le vent t’emportera au-delà du désert, il te laissera retomber en pluie, et tu redeviendras rivière.

Il eut peur tout à coup. Il cria :

-         Mais moi je veux rester le fleuve que je suis !

-         Tu ne peux, dit la voix des sables. Et si tu parles ainsi, c’est que tu ignores ta véritable nature. Le fleuve que tu es n’est qu’un corps passager. Sache que ton être impérissable fut déjà maintes fois emporté par le vent, vécut dans les nuages et retrouva la Terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.

Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint, semblable à un parfum à peine perceptible. « Ce n’est peut-être qu’un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? ».

Le fleuve se fit brume à la tombée du jour. Craintif, il accueillit le vent, qui l’emporta. Et soudain familier du ciel où planaient les oiseaux, il se laissa mener jusqu’au sommet d’un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :

-         Il va pleuvoir là-bas où pousse l’herbe tendre. Un nouveau ruisseau va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.

 

La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini.

par Frédo Minablo publié dans : textes nus
Dimanche 23 octobre 2005
Sissi, Zoélie et Lili qui ont maintenant leur place dans les fauteuils du cinérama lautrement.
par Frédo Minablo publié dans : textes nus
Samedi 22 octobre 2005

Une bien belle chanson de Félix Leclerc :





Dans un marais de gens mauvais

y’avait

Un vieux château aux longs rideaux

Dans l’eau

Dans ce château y’avait Bozo

Le fils du matelot

Maître séant

De ce palais branlant

 

Par le hublot de son château

Bozo

Voyait entrer ses invités

Poudrés

De vieille rosses tirant carrosse

Et la fée Carabosse

Tous y étaient

Moins celle qu’il voulait

 

Vous devinez que cette histoire

Est triste à boire

Puisque Bozo, le fou du lieu

Est amoureux

Celle qu’il aime n’est pas venue

C’est tout entendu

Comprenez ça

Elle n’existe pas

 

Ni le château aux longs rideaux

Dans l’eau

Ni musiciens vêtus de lin

Très fin

Y’a que Bozo vêtu de peau

Le fils du matelot

Qui joue dans l’eau

Avec un vieux radeau

 

Si vous passez par ce pays

La nuit

Y’a un fanal comme un signal

De bal

Dansez chantez bras enlacés

Afin de consoler

Pauvre Bozo

Pleurant sur son radeau

 

par Frédo Minablo publié dans : textes nus
Vendredi 21 octobre 2005
par Frédo Minablo publié dans : cinématographie
Jeudi 20 octobre 2005

Prix cassés au rayon porte-bonheur sur les articles dégriffés
par Frédo Minablo publié dans : cinématographie
 
 
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